L’eLearning est la révolution silencieuse du Net.

Beaucoup d’experts expliquent que les technologies sont en panne depuis l’avènement des tablettes. C’est faux.

La nouvelle révolution n’est pas hardware, mais software, et plus précisément sur le contenu avec un changement de paradigme salutaire, attendu par toutes les victimes de l’infobésité que nous sommes.

Des écrans ? On en a, du plus petit au plus grand. Des ordinateurs ? Même mon smartphone est plus puissant que mon PC d’il y a cinq ans. Non, décidément, le circuit imprimé, les câbles, les émetteurs récepteurs d’onde, des trucs à stocker, tout est là.

Le tweet, le statut, le message vivent leur dernier moment de star. Ils ne disparaîtront pas, mais reviendront à leur place. Quant à l’information, elle est si démultipliée, si copiée-collée à l’envi, qu’elle fait de moins en moins recette. Après la boulimie des news en continu, le cerveau sature, la curiosité s’émousse sur l’approche superficielle des faits.

Il est donc temps pour l’eLearning, ce mot anglais rigolo, décontracté. Le savoir va devenir une valeur sûre, car à la différence de l’information, le savoir est patrimonial, pérenne, s’inscrit dans la durée et rend de vrais services : il apprend à faire, à savoir-faire, à comprendre, à appréhender la complexité, à faciliter les changements. Les financiers peuvent parier dessus, c’est une valeur sûre.

Tout est là pour la floraison des savoirs numériques. Le web 1.0 a posé les bases d’une nouvelle forme de contenu, le numérique, le cliquable, l’interactif. Le web 2.0 a instauré les outils de la socialisation, de la relation, du réseau et des cercles. Le web 3.0 a créé l’e-commerce, la monétisation, la transaction financière. Et voilà le web 4.0, l’eLearning, qui profite de toutes les innovations qui l’ont précédé. Le savoir est devenu parfaitement indépendant du support papier. Numérique, il se clique, se parcourt. Social, il se partage et s’échange. Valorisable, il se monnaie, crée du patrimoine, enrichit celui qui le crée et celui qui l’achète.

La tendance n’en est plus une. Les vidéos de YouTube recèlent de tutoriels, de leçons, de guides. Cela fait même partie des mots-clés les plus recherchés : how-to… En même temps, les Mooc rendent fiévreuses les universités, qui voient là un moyen de gonfler à la fois ses budgets et sa notoriété. Les entreprises, quant à elles, y voient la formation à grande échelle, l’intelligence, qui comme la sève d’un arbre, infiltre les réseaux et insuffle la connaissance pour tous.

En parallèle, les outils logiciels sont devenus légion. Tout pour faire son Mooc, son eLearning, sa formation, son guide, son tutoriel… Les prix mêmes s’effondrent. Les acteurs de la formation en ligne sont dépassés par les « open source » comme WordPress qui se met à proposer des dizaines de plug-ins pour se métamorphoser en plateforme d’eLearning complète.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de porter mon attention sur les outils de créations de contenus en général, mais sur l’eLearning en particulier. J’ai consacré plusieurs articles de mon blog sur ce sujet. La liste va s’agrandir chaque jour pour faire le tour des concepts, des outils, des méthodes, des acteurs… pour comprendre où va ce web 4.0 et faire savoir le savoir-faire.

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